Bitume, copains et chipirons, récit d’une course au cœur du pays basque espagnol.

Bitume, copains et chipirons, récit d’une course au cœur du pays basque espagnol.

Le dimanche 11 novembre dernier avait lieu la 54ième édition des 20km de BehobiaSS, traduction Irun/San-Sébastien. La deuxième course depuis mon accouchement, certes pas la plus simple (D+300, préparation un peu légère…) mais avec un solide casting de copains. 7 coureurs, 3 mecs, 4 nanas, tous motivés pour courir le plus vite possible vers les bars à tapas.

Irun :

Petite ville frontalière, avec plus de cartouches de clopes que d’habitants. Pas vraiment envie de s’y attarder, ça tombe bien c’est pas le but !

Après une première mise en jambes sur le plat, autour des petites boutiques locales, Burger King, Leroy Merlin ou Carrefour, et durant une demi-douzaine de kilomètre, je me sens hyper bien, je tiens le chrono et la discussion. Puis, il est venu le temps d’amorcer la fameuse montée du 7ième au 9,5ième kilomètre, évidemment là, je réduis considérablement le rythme de mes conversations, je décélère un peu, je m’accroche et quand je regagne un peu de lucidité, j’entends la voix de Théo (un copain, qui possède un short du marathon de Boston…), qui me dit qu’on est complètement en train de courir sur une autoroute, une autopista pour être parfaitement précise. Un passage inédit pour une sensation un peu étrange, mêlant excitation et déception esthétique.

 

Milieu de course sur fond sonore :

Chaque montée s’accompagnant d’une descente j’ai pu en profiter pour me refaire une beauté, rattraper les copains qui finalement n’étaient pas si loin, et récupérer au passage quelques points de dignité. Grâce à la musique diffusée par quelques DJ au visage riche en sébum (désolé on avait dit pas le physique) et quelques groupes de Punk Basque, je reprends un rythme un peu plus soutenu et les kilomètres défilent. Du 10 au 19 c’est donc allé assez vite, mis à part une petite montée au 17 où j’ai globalement eu le temps de bien observer le paysage, le reste j’ai déroulé mes petites foulées et j’étais bien dans mes baskets.

 

Arrivée ? Arrivée ? Arrivée ! :

Le dernier kilomètre le plus long de l’histoire des derniers kilomètres, une sensation de longueur accentuée par un très grand nombre d’arches gonflables qui laissaient à chaque fois penser que « cette fois-ci, c’est la bonne ! ». Heureusement cette sensation fut compensée par la présence de milliers de spectateurs au bord de la route. Un engouement populaire qui réchauffe le cœur et allège les jambes pour finir ce sprint interminable et arrêter le chrono sur 2h02 sans regret mais avec quelques tripes en moins.

Place à la fiesta, Olé !

Fini les mirages, les piscines virtuelles de croquettas, les illusions de bière au ravito, place aux choses tangibles… Pinchos, chipirons et cerveza pour tout le monde !

La course était une réussite et la soirée aussi, si j’avais la place et si c’était le propos je vous en raconterais tous les détails, mais je les garde pour mon papier dans « adolescents écervelés magazine ® ». Et c’est peut-être mieux comme ça.

(bizarrement j’ai pas de photo de la soirée).

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