Dans la série pire course de ma vie : le jour où je suis allé courir avec mon pote Rugbyman.

Dans la série pire course de ma vie : le jour où je suis allé courir avec mon pote Rugbyman.

 

Cet article est à lire en entier dans le magazine Running pour ELLES n°37 actuellement en kiosque …

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Dans la vie, les filles sont les meilleures, on s’accorde toutes sur ce point, plus fines, plus douces, plus intelligentes, plus objectives aussi, bref tout un tas de qualités qui nous permettent de surpasser les garçons dans bien des domaines. Mais, parce qu’il y a un mais (sinon il n’y aurait pas d’histoire) dans le sport notre supériorité n’est pas toujours évidente… Mon meilleur pote – rugbyman dans l’âme, dans les jambes, et dans pas mal d’autres choses que je ne comprends pas toujours – me bassine depuis des semaines pour qu’on fasse un footing ensemble, ce que j’esquive de toutes les façons possibles, car tout simplement j’ai pas envie de prendre une rouste. Mais lui bizarrement il doit avoir quelque chose à se prouver (et pam !) parce qu’il insiste quelque peu ! Du coup par un beau dimanche matin pluvieux (très tôt, très très tôt) je finis par accepter la confrontation.

Tout d’abord état des lieux de nos formes physiques :

Il est en plein « play-off » de sa saison de rugby, comprenez qu’il est qualifié pour les phases finales du championnat, bref comprenez comme moi que ça a l’air important et qu’il est au top de sa forme.

Pour ma part je suis en plein entrainement du semi-marathon de Paris, où je veux exploser mon record, autrement dit, j’ai la foulée légère et fluide.

Dans nos têtes le match est à son comble, mais dans nos discours il s’agit juste d’un footing entre amis…

Le jour en question on se rejoint chez moi et je le trouve presque préoccupé, il serre la mâchoire et son ton jovial d’avant sa demande est un peu moins jovial, a t’il mal quelque part ? Non, c’est la peur, c’est sûr !

De mon côté j’en fais des tonnes, je sautille, je parle, je ris fort, et pour feindre la détente totale je me suis équipée « à l’arrache » (mais pas trop non plus, faut pas déconner quand même).

On démarre notre course, et comme je suis une petite fouine qui ne laisse rien au hasard je l’entraine sur mon parcours du moment, sans bien évidemment lui mentionné cette dernière information. Je donne le tempo, tout va bien, ma respiration se place comme je veux, je parle, je blague, c’est bon, je maitrise. Tellement que je ne le vois pas s’arrêter pour faire son lacet, rho, il me coupe dans mon élan. Il remonte jusqu’à moi en sifflotant et en levant les genoux beaucoup trop haut, oui bon ça va, j’ai compris, c’est facile pour lui aussi.

C’est là qu’il me sort, « tiens à gauche il y a les cent marches, on y va ? » Le p’tit b*****, il sait que l’explosivité n’est pas mon fort, il m’attend en haut du premier palier en sautillant. Mon cœur sort de ma poitrine, je l’y remet de suite (c’est dangereux sinon), bizarrement je le sens plus détendu, il sait que cet obstacle va me casser les jambes. On continue à monter et il continue à me chambrer, il est carrément en pas chassé devant moi, alors que je penche de plus en plus en avant les bras ballants, un zombi de 80 piges aurait plus d’allure !

 

… Vous voulez lire la fin de l’histoire :  allez

A plus les Josy !

 

 

 

 

 

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